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 NOHANN ASTOR LOCKART

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N. Astor Lockart


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» Pseudo & y.o: nohann astor lockart is 22 years old
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MessageSujet: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 12:26



identity


NOHANN ASTOR LOCKART
ft. kristen stewart
♠️ âge - vingt deux ans
♠️ groupe - red cartel
♠️ origine - américaine
♠️ lieu de naissance - redding
♠️ situation - célibataire
♠️ arme utilisée - ici




avatar©️box&shock ♦️ icône©️opium
fiche ©️pom

with arms wide open

♠️ Une vision d'horreur ? - ma mère, baignant dans le sang, alors qu'elle prenait son bain, comme chaque dimanche, le jour de mes seize ans... Moi, pleurant dans le sang trop liquide à mon goût, mélangé à l'eau savonneuse... Ma déprime durant des mois, des années, jusqu'à aujourd'hui : mon état de galère. Et la seule question qui ose pendre à mes lèvres : comment s'en sortir ?
♠️ L'heure que vous redoutez/attendez ? - 16h00, lorsque ce n'est pas la nuit, et qu'une bonne tartine de pâte à tartiner au chocolat viens me réconforter de ma VDM
♠️ Une odeur qui vous a marqué ? - l'odeur de pourriture
♠️ Un bruit de fond nécessaire ? - les blabla, les cris de plaisir lorsque j'accomplis ma sale besogne.

life is a bullet

Citation :
Astor traine, attend. Les minutes passent. Les voitures aussi. Quelques vitres se baissent, puis se referment à l'annonce d'un prix qui ne convient pas. Jusqu'à cette belle cylindrée. L'opportunité de se faire pas mal d'argent vient de surgir. Astor, du plus sensuellement possible, s'avance et la portière s'ouvre. Jetant quelques coups d'oeil, elle se décide à entrer. C'est alors que les verrous se ferment. La voilà face à cet homme, sourire narquois accroché aux lèvres. ATF. Vos papiers. La voiture roule, s'embarque dans les étroites rues du quartier. Astor sait déjà ce qui l'attend. Un interrogatoire, loin d'être officiel, et donc dangereux pour elle. Ils sont 3 dans la voiture. Et elle est seule. Que faisiez-vous dans le quartier, dans cette tenue et à cette heure-ci ? Une histoire, vite, il faut qu'elle trouve quelque chose à leur mettre sous la dents.

La rue est calme, bizarrement. Trop calme à son idée. Pourtant, elle connaissait bien cette rue, elle y passait ses journées et parfois même ses soirées à attendre le client idéal, qui paierait pour ses faveurs, son corps et son parfum. Généralement, les hommes la préférait, elle : sa taille fine, ses cheveux en bataille et son regard aguicheur, souligné par une petite pointe de maquillage. Ce n’était pas visiblement le jour de Nohann. Non, elle avait attendu toute la journée, avait admiré le couché de soleil sans apercevoir l’ombre d’un client. Les voitures passaient, abaissaient les vitres et malgré les gestes sensuels de Nohann, remontaient leurs vitres et continuaient leur chemin. C’était mauvais signe et la jeune femme allait se faire réprimander. Pendant toute cette journée, elle avait revu sa vie, sa VDM comme elle aimait l’appeler, fouillant dans ses souvenirs, tentant d’en trouver des bons. Peine perdue. Pour Nohann, la vie était une personne à part entière, cruelle et désintéressée, faite uniquement pour faire chier le monde et nous regarder, humains, pagayer ensemble dans la même galère. Elle soupira, marchant le long du trottoir du haut de ses talons aiguilles. Sa jupe courte volant derrière elle à cause du peu de vent. Elle croisa les bras sur son ventre et s’arrêta, apercevant une voiture arriver, une belle cylindrée noire, vitres teintées. Pas de gyrophare en vue. Nohann flairant la bonne affaire, s’avança jusqu’au bord du trottoir, traduisant une certaine impatience. Il faut dire qu’elle s’y était habituée, à ce métier. Il lui arrivait de l’aimer parfois. Elle était chanceuse finalement. En tant que prostituée de luxe, (enfin presque vu qu’elle gagnait légèrement plus que les autres grâce à ses performances convaincantes pour le client) elle se devait de faire sentir son « désir » charnel à son client. Elle remonta les lunettes de soleil qu’elle portait, bien que la nuit fut tombée et s’avança vers la voiture noire, sensuelle et aguicheuse, comme elle savait si bien le faire. La portière s’ouvrit, avant même que Nohann ne s’adresse à son nouveau client par la vitre. Hésitante, elle grimpa dans la véhicule et se tourna vers son client. Celui-ci lui était invisible, trop bien caché par l’ombre qui régnait dans l’habitacle.

    Alors coco, besoin d’un peu d’amour ?
susurra-t-elle.

Elle l’entendit rire, moqueur visiblement. Elle n’attacha même pas sa ceinture lorsque la voiture démarra. Elle croisa ses jambes nues et posa sa main de façon stratégique et aguicheur, comme elle en avait l’habitude. Elle aurait aimé que son nouveau client fasse preuve d’un peu plus de chaleur, ça se passait bien quand c’était le cas. Elle faillit ordonner au conducteur de s’arrêter, mais elle n’osa point, trop inquiète de perdre son job. Ils tournèrent finalement au coin de la rue et le déclic de portières qui se ferment se fit entendre. Inquiète, Nohann regarda son client. Celui s’avança vers elle, un sourire narquois sur les lèvres. Elle aurait aimé le baffer, mais elle apercevait des pectoros plutôt impressionnants. Elle se retint, bien trop paralisée par la peur. Sûrement un de ces pervers à qui elle avait parfois affaire.

    ATF. Vos papiers s’il vous plaît.


Oh putain ! Je suis dans une grosse merde.

Elle savait déjà où est ce qu’il l’emmenait. Au poste, pour interrogatoire on ne peut pas moins officiel. Ils risquaient gros eux aussi, mais beaucoup moins qu’elle, elle le savait. Ils se doutaient peut être de sa présence ici, ce qui n’était pas le cas de tout les hommes de l’ATF qu’elle avait rencontré. Elle les voyait comme ça, des idiots, des incapables. Elle s’efforça de sourire, faire croire qu’elle avait confiance en elle. Le trajet jusqu’au poste lui parut être une seconde. Il faut dire que Nohann était bien trop occupée à réfléchir à ce qui allait suivre. C’était toujours imprévisible avec les hommes de l’ATF. L’homme descendit le premier puis contourna la voiture pour aller ouvrir la portière de Nohann. Elle sortit, ses poignets dans les mains de l’homme. Chaque pas la rapprochait du moment où cet interrogatoire finirait mal, elle perdrait tout, elle qui n’avait presque rien. Ils arrivèrent enfin dans une salle rectangulaire, bien qu’on aurait juré qu’elle serait un carré. Pour seul mobilier, elle était garnie d’une table et de deux chaises, l’une en face de l’autre. L’homme fit asseoir Nohann devant un grand miroir noir, mais elle savait déjà que ça n’en était pas un, juste une vitre teintée avec des hommes de l’autre côté. Il s’assit en face d’elle et elle frémit. Elle se savait rusée, elle n’aurait aucun mal à l’amadouer.

    Que faisiez vous dans le quartier, dans cette tenue et à cette heure-ci ?


Elle hésita un petit instant, elle se lança finalement dans une explication farfelue, l’air désolé et le regard maladroit. Nohann était plutôt bonne actrice et il lui sembla que l’homme goba ses paroles. Après cet interrogatoire, et cette dure journée qu’il (elle le devinait) avait vécu, il aurait peut être l’envie d’une partie de jambes en l’air ? Gratuite bien sûr, histoire de ne pas attirer les soupçons et le remercier de la laisser partir sans problèmes.

    Et bien, je rentrai chez moi... Mes amis et moi étions allés en boîte, un peu court vêtu et mon petit copain ne pouvait pas me ramener, ni les autres d’ailleurs. Je faisais du stop lorsque je vous ait vu arrivé et j’ai cru que vous voudriez bien me ramener vu que vous vous êtes arrêté...


Il avait l’air d’y croire. Soudain, elle repensa à son comportement aguicheur, elle avait commis une erreur, elle aurait du vérifier la plaque de la bagnole... Elle s’en voulait terriblement de ne pas avoir sauté du véhicule avant qu’il ne lui avoue son occupation. Elle le regarda, elle avait perdu toute trace de confiance en elle. La jeune fille attendit sa réponse, en espérant qu’elle soit positive.

    Moui... Et vos habitudes d’aguicher, c’est normal ou vous vous foutez du monde ?


Elle ouvrit la bouche et juste un « ah » maladroit sorti. Nohann réfléchi, puis fit mine que ce soit dans son caractère.

    C’est dans mon caractère, surtout quand je porte ce genre de vêtements.


La conversation devenait malsaine aux yeux de Nohann. Bientôt, elle serait découverte, elle et ses activités illégales. Elle passa une main dans ses cheveux, les décoiffants plus qu’ils ne l’étaient déjà. Elle sourit timidement, jouant la comédie au maximum de ses capacités. Soudainement, il se leva et quitta la salle. Plusieurs minutes s’écoulèrent et Nohann détailla la pièce pendant ce court laps de temps. Elle était visiblement conçue pour intimider les visiteurs et, à son humble avis, seuls les hommes de l’ATF devait supporter d’y rester plus longtemps que les autres, moins habitués. Puis, l’homme revint. L’air dur. Il était accompagné d’un autre homme, lui aussi semblait dur.

    Bien, c’est tout ce que nous voulions. Vous pouvez partir. Cet homme va vous reconduire à l’extérieur.


Nohann faillit éclater de rire. Elle se leva et se dirigea vers la porte, l’air décidé. Elle suivit le collègue de son interrogateur et fut reconduite à l’extérieur. Une fois sortie, elle fouilla dans ses poches, il lui restait dix dollars, de quoi s’acheter un ticket de bus pour rentrer dans sa rue.


put your gun & wait

♠️ pseudo - skadub, mais en réalité je m'appelle Betty.
♠️ âge - 18 balais, bientôt 19
♠️ présence - peu présente la semaine, mais environ tout les soirs à peu près.
♠️ sexe - féminin


♠️ scenario ou inventé - inventé
♠️ un mot sur POM - magnifique, contexte bien écrit et original. C'est poignant, j'adore !
♠️ un perso avec lequel tu veux absolument un lien - R. Zoïa Sørensenn (diane <3)




Dernière édition par N. Astor Lockart le 6/16/2010, 17:26, édité 6 fois
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N. Astor Lockart


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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 13:29

criminal check


Part of a fucking life


Spoiler:
 

«vingt cinq juin 1988
.


    Complications. Et pourtant, elle sentait le bonheur à portée de main. Au début, elle n'en voulait pas, et cet être en elle même l'effrayait. Pourtant, dès qu'elle sut qu'elle aurait une fille, par une sorte de révélation, elle l'accepta. Mais maintenant, l'hésitation était à son comble. Elle, va nus pieds et vêtue de haillons, prostituée et droguée... comment ferait-elle pour élever cet enfant, si innocent sans qu'il soit aussi détraqué qu'elle l'était ? L'aimerait-elle ? L'aimera-t-elle aussi ? Cependant, lorsque les premières contractions se firent sentir, toute trace d'hésitation s'envola. Elle refourguerait l'enfant à une famille « clean », et ainsi, elle aurait l'impression d'avoir fait une bonne action. Elle continua ainsi, se disant que ça valait mieux, même si cette réalité lui crevait le coeur. Pour se réconforter, elle se dit qu'une prostituée ne pouvait pas élever d'enfant, ou du moins ça relevait de l'impossible. La garde lui serait vite retirée si on découvrait ses habitudes de mutilation et de piqûres.
    Le bébé sortit, lui arrachant un horrible cri de douleur que même les médecins n'avaient jamais entendu. Elle refusa de le prendre dans ses bras, considérant que si elle faisait sentir son affection au gosse, la séparation serait plus difficile. Elle souffla les prénoms qu'elle avait choisi : Zooey Lysobeth. Si on rajoutait Grey, son nom de famille, ça serait parfait. Mais si elle ne gardait pas le bébé, elle pouvait choisir n'importe quoi. Elle rappela le médecin et lui souffla finalement : Nohann Astor. Il lui sourit, chuchotant futilement « très bon choix madame ». Elle sourit à son tour et glissa : « vous êtes célibataire ? ». Le médecin éclata de rire et lui caressa le visage. Ce visage tendu, expressif comme jamais aucun visage croise ne l'avait été. Elle agrippa sa main qui la réconfortait, son seul réconfort à présent. Il lui fallait l'adresse de ce doc'.


«vingt sept juin 1988
.


    Il lui avait fallu deux jours pour se décider. Pendant ce laps de temps, elle avait réfléchi. Abandonnant presque sa prostitution pour décider de l'avenir de Nohann. Pourtant, ce médecin lui avait ouvert les yeux. Elle avait démissionné, s'installant comme serveuse dans un bar. Ils étaient ensemble maintenant, heureux dans leur petit appartement en ville. Pourtant, le coeur n'y était pas. Que faire de Nohann ? La garder, elle qui se droguait et commençait peu à peu à faire sombrer son amant dans la même addiction ? Non, elle ne pouvait pas lui infliger ça. Elle y renonça donc. Elle tendit donc le papier, avec sa signature et celle de la famille Lockart, nouvelle famille désormais de Nohann. Avant de s'en aller par la porte de derrière, elle leur sourit, malgré ses yeux entourés de cernes et ses mains tremblantes.

      « Prenez en soin, elle le mérite.
      « Pas étonnant, avec un nom pareil ! »


    Mrs Lockart lui sourit, et immédiatement, elle sut qu'elle commettait une terrible erreur.


«vingt cinq juin 1988
.


    « Rappelle moi pourquoi on fait ça déjà ?
    « Pour nous assurez une descendance. Je te signale que t'es au bord de la crise cardiaque, que je ne peux pas avoir d'enfant et que je risque de mourir tellement...

    Elle ne finira jamais sa phrase, elle n'en avait pas l'envie de toute façon. Elle trimballait « son » bébé dans ses bras, elle toute frêle et fragile. Son mari ne se démerda même pas pour l'aider. Pour lui, ce putain de bébé n'était que la pire des choses qui lui soit arrivée. De toute façon, Ariel Lockart n'aimait personne, et surtout pas lui même. Il s'assit côté conducteur et fit rugir le moteur de sa bagnole en lambeaux. Il attacha sa ceinture et aperçut la mère du bébé qu'avait sa femme dans les bras. Lorsque celle ci eut attaché sa ceinture, il démarra en trombe, de peur qu'en le voyant, lui sa femme de Nohann dans cette bagnole, la mère change d'avis et lui reprenne leur seule source d'espoir. L'espoir, un truc de fou auquel Ariel n'accrochait pas.

    Ils roulèrent durant une bonne demi heure, la voiture doucement réchauffée par le chauffage de la bagnole. Il se gara dans l'allée sombre, donnant sur l'immeuble délabré où ils vivaient, sa femme et lui. Sans un mot, il descendit précédé de sa femme, la gamine dans les bras.


«vingt cinq juin 1988
.


    Ça y est, il pourrait enfin se poser. Sa femme avait aménagé une pièce entre leur chambre et la salle de bain pour l'enfant. N'ayant pas réfléchi auparavant du nom qu'ils allaient lui attribuer, ils se regardèrent et gardèrent le nom proposé par la mère biologique : Nohann Astor. Pour Ariel, c'était parfait. Ça sonnait vulgaire, rebelle comme il l'aimait. Il s'assit sur le canapé, rejoint par sa tendre et le bébé qu'elle portait. Ils le posèrent sur leur genoux et le regardèrent. Il les fixait, intrigué, curieux. Ariel sourit, même si ce n'était qu'un avorton à ses yeux, Nohann avait quelque chose d'intelligent. Oui, la fortune aux mains des Lockart lui reviendrait et elle saurait quoi en faire.


«deux décembre 1990
.


    Ils n'avaient pas envie de parler, c'était sûr. Nohann, maintenant âgée de deux ans les avaient déçu. En même temps, ils avaient tenté qu'un bébé ne pouvait pas se montrer mature, mais à ce point là. Ils auraient mieux fait d'attendre quelques années. Mais non, ce problème d'héritage leur avait fait face. Ils s'étaient inquiétés, n'ayant juste leur grand mère comme seule famille, le seul problème étant qu'ils ne l'aimaient pas. Ils avaient décidé de lui refiler le bébé, elle qui semblait l'aimer plus qu'ils ne l'aimaient.

    « Voilà le mioche maman.
    « Cesse donc de l'appeler comme ça ! Il ne t'a rien fait ! Ce n'est qu'un enfant, et vous l'abandonnez. Vous êtes bien ingrat de penser qu'elle pourra vous remplacer si tôt. Arrêtez plutôt avec vos drogues et vos habitudes douteuses ! Devenez responsables ! Devenez adultes enfin ! Vous avez...
    « Taisez vous bon dieu ! On ne vous demande rien ! Juste de la fermer et d'accepter ce bébé maudit !

    Elle ne répondit pas. La seule chose qu'elle osa fut d'arracher Nohann aux bras de sa « mère » et de la tenir, serrée contre elle pour la protéger de ces monstres qui l'abandonnaient. Elle s'en retourna dans sa grande demeure et ferma la porte violemment, réprimant ainsi l'envie de sangloter. Elle ne comptait pas les revoir, ces lâches.


«trois juin 1991
.



    La gamine savait marcher, même si elle chancelait beaucoup. La parole commençait à prendre et la vieille dame regrettait qu'elle ne l'appela pas « mamie » mais « maman ». Cela la mettait mal à l'aise, la faisait se sentir à nouveau jeune et la mélancolie la gagnait. Ah ! la vieille époque, son mari dans ses bras, son sourire jusqu'aux oreilles, et ses encouragements continuels. Elle l'entendait, et savait ce qu'il aurait dit s'il avait été ici : « ne t'en fais pas ! Je sais que tu seras parfaite ! Tu es tellement belle, intelligente et douée... Je serais là, bien sûr. Ma douce, ma tendre, mon amour pour toujours. » Il l'aurait serrée contre lui et l'aurait embrassée. Elle laissa tomber la cuillère qu'elle manipulait pour la gâteau au chocolat qu'elle préparait. Nohann arriva, souriante et ramassa l'instrument, fière. Elle la tendit à sa grand mère qui sa baissa pour la prendre dans ses bras. Elle la posa sur le meuble, tout près d'elle et à son grand étonnement, Nohann ne bougea pas d'un poil, ne faisant qu'observer les faits et gestes de la vieille dame. Celle-ci lui sourit et lui toucha affectueusement le bout de nez. Nohann éclata de rire et plongea un doigt dans le chocolat et le porta à sa bouche. La vieille dame sourit et l'embrassa sur la joue et continua sa préparation. Elles étaient complices en fait.


«vingt six juillet 1992
.


    Lorsque son coeur cessa de battre, elle ne ressentit rien. Elle ne pensa qu'à une chose « que deviendra Nohann ». Sa petite de quatre ans, encore innocente et lâchement abandonnée par ses parents. Elle ne se sentait pas le coeur de mourir maintenant, de laisser Nohann démunie, livrée à elle même. Elle savait que la petite serait désespérée mais elle était jeune, elle s'en remettrait. La seule chose que l'on pourrait remarquer, c'est que la vieille femme partit dans l'inquiétude et dans la honte. Lorsque Nohann la trouve, ce fut un déchirement. Car ce fut Nohann qui découvrit le corps froid et inanimé de la vieille femme. Elle ne parla pas, mais s'allongea à son côté. La femme de ménage les découvrit et elle insista pour garder un oeil sur Nohann pendant quelques jours, chose qu'elle ne pu avoir.



«vingt huit juillet 1992
.


    Elle avait passé deux jours à l'orphelinat. Ce cours laps de temps lui permit d'éviter de s'y habituer, chose qu'elle ne regretta pas par la suite. Nohann fut recueillie par la famille Lockart. Ceux ci étaient originaire du Nevada, ils étaient venus en Californie à Redding pour changer de vie, se lassant de la présence quasi constante de leurs parents collants. Un petit regret leur pinçait le coeur : ils avaient tout abandonné là-bas, étant partis en catastrophe. À vrai dire, les Lockart n'avait pas un passé tout rose, et leur futur aussi était obstrué.

    Les papelards. Des choses que Jonh Lockart détestait par dessus tout. Lorsqu'il apprit le passé de la petite, il sut alors qu'il devait être cool avec le gosse plus tard. D'abord parce qu'il la trouvait trop maigre, la peau sur les os. De deux parce qu'elle semblait vraiment très mal dans sa peau. La dernière fois qu'il l'avait vu, il n'avait pas pu s'empêcher de lui caresser les cheveux.

    Il sourit au procureur et signa les papiers, l'air faussement ravi. Il ne se demandait qu'une chose : quand est ce qu'ils auraient le gamin ? Sa question eut une réponse aussitôt. La fillette entra dans la pièce, suivie de près par deux grands baraqués (probablement les gardes de l'orphelinat). Il s'approcha et s'agenouilla. Il passa une main dans les cheveux de l'enfant et lui sourit. Elle baissa la tête : visiblement, elle avait peur. Lui aussi. Finalement, elle tourna la tête vers elle et la prit dans ses bras. Les gardes restèrent impassible et sans autre forme de procès, il les salua d'un rapide « goodbye » et s'en alla.


«vingt trois juillet 1992
.


    Cela faisait un jour et la timidité leur empêchait de communiquer. La fillette ne semblait pas prête à parler et elle ne s'exprimait que par des mimes, des petits cris ou des petits gestes. Ces derniers étaient affectueux, ce qui permettait à Jonh et à sa femme Kayla de voir qu'elle avait une âme, une raison de vivre et l'envie de communiquer. Le problème était qu'elle n'y arrivait pas. Le choc de la mort de sa grand mère n'était pas passé et pourtant, d'après les flics, les parents adoptifs ne l'avaient pas gardée longtemps, ni la vieille d'ailleurs.

    Ils soupaient. Sirotant avec distinction leur soupe aux courgettes. La petite avait les yeux baissaient, comme d'habitude. Ils essayaient de lui donner confiance en elle, mais ils savaient la tâche ardue. Nohann n'était pas timide, juste choquée, un grand trou béant dans la poitrine. La mamie lui manquait. Elle mangeait sa soupe lentement, comme si elle savourait un repas délicieux pour la toute première fois. Même à quatre ans, elle savait à peu près parler, marchait parfaitement et était très polie, excessivement je dirai.

    Kayla brisa soudainement le silence, persuadée qu'il fallait y aller avec décontraction avec la petite. Elle posa sa cueillière à côté de son assiette et s'adressa à Nohann, d'une voie assez sûre d'elle.

    « Tu aimes la soupe Nohann ?
    « Oui, merci...

    Elle avait légèrement bafouillé et Kayla lui sourit, histoire de la détendre. Elle ne désirait qu'une chose : que sa nouvelle locataire soit heureuse dans sa maison et qu'elle se livre à elle. Kayla était du genre à tout contrôler, même les sarcasmes... Jonh les regardait, finissant sa soupe vite fait bien fait. Nohann fit de même, tentant d'éviter une conversation. Son refus se fit ressentir. Comme toujours.


«seize septembre 1993
.


    Cela faisait un an qu'elle avait emménagé chez eux. Et elle s'y plaisait plutôt bien en réalité. Ils étaient compréhensifs, et faisaient tout pour l'aider, la mettre en confiance. Il lui avait offert un journal intime, une grande chambre garnie de jouets et d'un grand lit à baldaquin, débordant de peluches. Nohann était heureuse, et ce n'était pas qu'une illusion. Les Lockart étaient de bons parents, même adoptifs ils s'adaptaient à elle, comme de vrais parents. La seule chose qu'elle détestait était la maternelle où ils l'avaient inscrite. Nohann n'était pas du genre à apprécier la foule et ce genre d'endroit n'était pas la prédilection de Nohann.

    Elle rentra chez elle, à pied vu qu'elle n'habitait pas loin. La seule personne qui semblait compatir à sa situation était la professeure. Les autre n'étaient que des bêtes à ses yeux, des idiots. Elle avait un exercice à faire pour le lendemain. Quelques calculs ainsi que d'écrire son prénom et nom dix fois sur une feuille de papier. Elle se titillait à chaque fois qu'elle entamait un exercice. Se demandant pourquoi Kayla, sa mère adoptive, l'avait choisie. Pourtant, d'un certain point de vue, elle s'en foutait. Du moment qu'on l'acceptait comme elle était...

    Elle aimait leur patience, vu son mal à s'exprimer, sa timidité maladive... Ils avaient peur d'une certaine manière que ses anciens parents viennent la récupérer, qu'ils ne puissent plus jamais revoir son visage méfiant, souriant à de rares occasions... D'une certaine façon, ils aimaient la voir sourire en de rares occasions, ils s'y attachaient de plus en plus et elle s'attachait à eux de plus en plus... Elle avait juste du mal à s'ouvrir, de peur d'avoir une nouvelle déception. Oui, malgré son jeune âge, Nohann était un petit enfant très intelligent, qui se fiait à son instinct. Elle aurait put le développer, si les choses avaient tournées différemment.

    Elle ouvrit la porte sur le grand hall, sa mère était assise sur le petit fauteuil, les pieds sur la table basse devant elle. Kayla leva la tête et lui sourit. Elle retira ses lunettes et regarda Nohann se diriger vers la grande table, avant de s'y asseoir, son sac sur les genoux. Elle en sortit les affaire dont elle avait besoin, sans un mot pour sa mère... La situation était difficile, Kayla n'osait pas brusquer Nohann en lui posant des questions telles que « comment s'est passée ta journée ? »...


Second part of a fucking life

«dix sept janvier 1995
.


    À vrai dire, elle s'y plaisait. Cela faisait deux ans qu'elle y était, elle était bien dans sa peau à présent. Elle souriait, riait même, bien que ce soit rare. Elle n'était pas née pour cela : rire. Elle aimait se réfugier dans l'assez grande bibliothèque des Lockart, y rester à regarder des livres d'images achetés spécialement pour elle. Non, on n'aurait jamais pensé qu'elle finirait mal. Elle aimait aussi apprendre, spécialement les mathématiques.

    Elle coulait des jours plutôt heureux. Et ça lui plaisait. Jonh se faisait attentif à ses demandes, spécialement à ses demandes de livres car lui même, aimait lire devant une tasse thé, à l'ancienne. Il l'encourageait tout le temps, à devenir curieuse, à tout goûté. Et Nohann devenait ainsi : curieuse. Drôle par sa maladresse, elle était très appréciée de ses camarades et aimait les ramener à la maison. Cependant, elle n'était pas une de ces enfants modèles, elle se libérait souvent, trop souvent... un caractère fort que le monde n'appréciait pas forcément. Mais elle était polie, l'essentiel était là. Pas d'impertinence, une franchise alarmante et une naïveté désespérante.

    Tout le monde l'appréciait aussi. Elle était vive et intelligente. Pas de parole en l'air avec Nohann, rien qui ne pourrait être retenu contre elle. Elle avait conscience de tout, enfin, presque tout. Le futur restait toujours une épaisse couche de brume, comme tout le monde d'ailleurs.

    Ce jour là, la fatigue était poignante. Une journée de classe horrible, les moqueries de ses camarades sur son style vestimentaire. Elle était pourtant jolie, en robe à fleur, petites chaussures roses. Elle ne comprenait pas et s'en foutait. La politesse des gens au quotidien la surprenait. « Bonjour » et « Aurevoir » n'étaient pas compliqués à dire. Son sac était pesant, elle ramenait des cadeaux à ses parents qu'elle faisait tout les jours. Etant appliquée dans ses travaux, la propreté et la « beauté » des objets fabriqués surprenaient toujours Kayla et Jonh. Leur fille n'était pas malgré tout une artiste en herbe, elle avait juste l'envie de faire le mieux possible.
    Elle poussa la porte de la maison et découvrit le hall d'entrée complètement vide, ce qui n'était pas commun quand elle rentrait de l'école. Elle remarqua un post-it jaune sur la table, un de ceux de l'entreprise de son père. Elle savait à peine lire et mit plusieurs minutes pour lire le contenu du papier. Il disait « partis faire des courses. Plus rien dans le frigo ! Commence tes devoirs, on rentrera vers 17 heures. Je t'aime ! » La dernière parole surprit Nohann. Jonh ne lui disait jamais qu'il l'aimait. Elle savait que c'était Jonh pour la simple et bonne raison que c'était le seul qu'elle arrivait à déchiffrer en lisant et sa signature gisait au bas du document.
    Elle posa son sac à ses côtés et en sortit les cadeaux qu'elle posa sur la grande table, devant elle.


Dernière édition par N. Astor Lockart le 6/19/2010, 12:10, édité 24 fois
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 16:29

Bienvenue sur POM. Je pense en savoir assez pour te créer un test RP, je t'envoie ça via MP ;)
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N. Astor Lockart


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» Pseudo & y.o: nohann astor lockart is 22 years old
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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 17:06

    Merci Agata !
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Lexia A. Dunhill


» y.o : 25 ans


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» Avatar: Amanda Seyfried
» ©: DISTURBING MIND - LJ

MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 17:53

Bienvenue sur POM beer
Bon courage pour ta fiche et tout ça xD
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N. Astor Lockart


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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 18:31

    Merci Lexia.
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Caleb Diaz


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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 20:15

Bienvenue parmi nous ! beer

Bon courage pour l'histoire de Nohann, et j'te réserve un lien sans problème (a)

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


    yousee
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N. Astor Lockart


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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   5/30/2010, 20:22

    Merci Zoïa.
    Fan incontestable de Diane loveu
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MessageSujet: Re: NOHANN ASTOR LOCKART   

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NOHANN ASTOR LOCKART

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