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 Will - Overview

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MessageSujet: Will - Overview   1/1/2010, 02:45


Playlist
________Monte le son pour ...________

Breaking Benjamin - Sooner or later
Avril Lavigne - My Happy Ending
Breaking Benjamin - The Diary of Jane



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DÉCLINEZ VOTRE IDENTITÉ


© yoshy
    William Matthew Karlson
    Will / Matt / Karl

    Citizen
    Chomeur =D
    Beretta 87 Target. Capacité : 10 coups / Poids non chargé : 0,835 kg / Longueur du canon : 15 cm / Longueur : 22,5 cm / Calibre : .22 Long Rifle.

    Américaine : Origines allemandes, hollandaises, françaises et amérindiennes.
    Née le 11 février 1986 | 23 ans
    Grand Rapids, Michigan.

    Célibataire ;]
    1,97 m | 96 kg
    Un tatouage part de sous ses cheveux, descend sur sa nuque et passe sur le côté droit de son cou. C'est un dragon aux ailes rabattu sur son corps et c'est sa queue qui part de sous ses cheveux. Il a également sur le biceps gauche un tatouage TRIBAL. [Lien]


VOUS EN QUELQUES MOTS

    INTELLIGENT
    SYMPATHIQUE
    RUSE
    COURAGEUX
    LUNATIQUE
      MODESTE
      MANIPULATEUR
      CALME
      PASSIONNE
      DISCRET
      MENTEUR
      ORGANISE
      SOLITAIRE
      ADROIT
      SPORTIF



CASIER JUDICIAIRE
  • le jj/mm/aaaa à ..h.. - Lieux précis
    description du délit
    peine encourue

  • le jj/mm/aaaa à ..h.. - Lieux précis
    description du délit
    peine encourue

  • le jj/mm/aaaa à ..h.. - Lieux précis
    description du délit
    peine encourue




CHER JOURNAL ..

APPELEZ-MOI LE MORT

Pénitencier de Las Piedras, Nouveau-Mexique. 6 h 15 du matin, un mercredi.
Sur la route absolument rectiligne qui conduit à ce cube de béton, un nuage de poussière ocre et un bruit de tôles brinquebalantes font fuir les petits animaux du désert : l'autocar amène le lot hebdomadaire de nouveaux prisonniers. Comme chaque semaine, le fourgon va se garer au centre de ma cour, dans un rectangle dessiné à la peinture blanche. Deux rangées de six hommes armés de fusils à pompe se placent à l'arrière, tandis que le rideau de métal remonte. Comme chaque semaine, les condamnés, pieds et mains entravés, sont poussés dehors par les convoyeurs et sautent de la plate-forme. Comme chaque semaine, l'un va trébucher et s'étaler. Un autre va cracher ma poussière de la route et prononcer d'un air malin le sempiternel : « La climatisation est détraquée » C'est fait. Et, comme chaque semaine, tous deux reçoivent un coup de crosse dans les côtés. Le ton est donné : à Las Piedras, règle numéro un, tout ce qui n'est pas fait sur ordre est puni.
C'est ce que précise le gardien-chef à la quinzaine de nouveaux arrivant, maintenant rangés en ligne. Il égrène les quelques autres consignes de base, tout aussi simple et directes : une interdiction, une sanction. Il présente ensuite sur un panneau le plan des lieux : bien sûr, il y a des murs, ici. Et des lignes de barbelés séparées par du terrain nu et surveillées par des miradors. Mais c'est presque inutile : le vaste plateau désertique, avec ses failles, ses serpents, ses centaines de kilomètres sans un point d'eau, a toujours eu raison des fuyards.
— Le seul endroit à moins de dix jours de marche où vous ayez une chance de survie, les gars... c'est ici ! Et encore : une tout petite chance, si vous faites exactement ce qu'on vous dit !
Les nouveaux détenus sont passés à la fouille, à la désinfection. Ils ont reçu leur tenue de toile grise marquée de grosses lettres blanches dans le dos. Pour les huit premiers jours, le temps que l'administration les connaisse et que les gardiens testent leur docilité, ils se voient affecter une cellule individuelle. Ils sont allés y installer leur matelas et les trois objets personnels autorisés. Maintenant vient un moment attendu par tous ceux qui résident déjà ici : le « trombinoscope »

Le rituel se déroule à la cantine. Dans l'univers du pénitencier, la loi des gangs règne encore plus férocement qu'à l'extérieur. Ici, le pouvoir sur l'autre n'est plus seulement un besoin, c'est une nécessité. Les anciens ont été servis en premier et sont installés aux longues tables. Arrivent les nouveaux, qui passent à la file devant les cuisiniers. Moment idéal pour les observer, faire des commentaires. En laissant parler l'instinct, on va détecter les bonnes têtes et les mauvaises. Et les têtes de Turcs... Les caïds s'intéressent essentiellement à deux genres de personnages : les redoutables et les « mignons ». Les premiers accroîtront la puissance du groupe, les seconds exécuteront les tâches de conforts et des plaisir. C'est comme une sorte de marché aux bestiaux : les chefs de gangs trônent au centre de leur tablée et, lorsqu'un des nouveaux vient de se faire servir et se tourne vers la salle avec son plateau, l'un des chefs fait parfois un signe discret de sa cuiller. Si aucun des autres patrons ne conteste, la bande se serre sur son banc et fait une place à la recrue. Malheur à celui qui n'intéresse personne : il sera la victime de tous. Par contre, s'il y a plusieurs « acquéreurs », le nouveau va s'installer à une table neutre, au fond : il sera joué aux dés à l'heure de la sieste. Parfois aussi, il y a litige. C'est le cas maintenant : Hank Burton et Pepe Mendoza, deux meneurs notoires, se toisent d'une table à l'autre. Ils ont tous jeté leur dévolu sur le gaillard qui est en train de tendre son assiette au cuistot. Il a quelque chose de spécial, ce type. Ce n'est pourtant pas un gabarit hors normes : solide et musclé, sans plus. Il n'est pas non plus à classer parmi les « mignons », loin de là : le les cheveux coupés très court, presque rasé et, sur la peau tannée, une cicatrice fine et pâle qui traverse le front en biais, coupe le sourcil droit et continue sur la pommette, pour s'arrêter net sur la joue. Mais c'est son expression qui le rend remarquable : neutre. Totalement neutre. Une froideur absolue.
Hank Burton et Pepe Mendoza, en bon chefs, ont tout de suite repéré cette expression, celle qui fera peur aux plus agressifs : ce type-là est un familier de la mort. Un de ceux que l'on ne contrarie pas. Sans un mot, à distance, Burton et Mendoza s'affrontent. Burton, la main à plat comme une lame, fait un geste bref, catégorique : non, ce nouveau, il ne le jouera pas aux dés, il le veut. Mendoza se gratte le menton : son prestige est en jeu. Il choisit d'y aller fort. Trois doigts tendus au-dessus de son verre : s'il cède, il veut la priorité sur les trois prochains choix. C'est quasiment inacceptable. Pourtant, il n'en revient pas : Burton incline la tête. Marché conclu. Ses hommes se poussent et laissent avec respect le bout de leur banc pour cet arrivant qui vaut si cher. Mais au moment où il arrive à leur niveau, l'homme à la cicatrice ne s'arrête pas. Ses yeux se sont rivés sur un autre détenu, trois tables plus loin. C'est là qu'il va poser son plateau. Toujours sans quitter du regard le même détenu. Celui-ci finit par lever le nez de son assiette, le va-et-vient de sa cuiller se fige à mi-chemin. Il affiche une expression interrogative. Le nouveau s'adresse à lui d'une voix nette, comme si le règlement de la prison n'existait pas :
— Oui, toi ! C'est quoi, ton nom ?
Seule la moitié gauche du visage a parlé. L'autre celle que traverse la cicatrice, n'a même pas frémi. On dirait un masque inerte. L'interpellé essaie de répondre comme si tout était normal, comme s'il ne sentait pas le malaise :
— Mon nom ? Loomis... Frank Loomis... Pourquoi ?
La réponse arrive, ferme, mais tranquille :
— Parce que tu m'as tué, Loomis. Content de te revoir.
Il se produit alors cette chose impensable : d'une seule détente, le nouveau s'envole au-dessus de la table, atterrit sur Loomis qu'il renverse et, avec lui, tout le banc ! Les dîneurs éclaboussés de nourriture se relèvent. Loomis et son agresseur roulent entre les pieds des tables, dans une gabegie de viande grasse, de haricots et de sauce brunâtre. Les privilégiés qui sont assez près pour voir vocifèrent des encouragements, les malchanceux placés trop loin frappent en cadence leur plateau en faisant valser la vaisselle. Les gardes autour de la salle n'ont mis que quelques secondes à réagir, mais ils ont déjà le plus grand mal pour arriver à l'épicentre du chahut. Ils font dégager les spectateurs en distribuant des coups de matraque et parviennent enfin à séparer les combattants. Le nouveau est assez difficile à maîtriser, mais Loomis se réfugie carrément au milieu des uniformes. On le comprend : il a le visage en sang et quelque chose qui a dû être son oreille ballotte contre sa joue. Il couine :
— Il est dingue ! C'est un dingue ! Je le connais même pas, ce mec !
Il n'y a pas deux poids, deux mesures, à Las Piedras, pour les fauteurs de troubles : que vous soyez l'auteur d'une agression ou la victime, même tarif. Le trou. Le trou est à plusieurs étages sous terre et, si partout ailleurs dans la prison on a trop chaud, ici on frissonne. Un cachot de deux mètres sur deux. Une plaque de ciment nue entre deux murs pour s'asseoir ou dormir. Un broc d'eau, une écuelle de terre cuite. Avant, c'était de l'aluminium, mais trop de prisonnier usaient le métal sur le ciment pour se trancher les veines... Le pire, c'est l'obscurité permanente. Seul moyen d'avoir une idée du temps qui passe : l'ouverture, deux fois par jour, de la petit trappe en bas de la porte. Le matin, nourriture : une louche dépose dans l'écuelle quelque chose de gluant que l'on mange en s'aidant des doigts. Le soir, hygiène : une lance d'arrosage apparaît pour quelques secondes, asperge indistinctement l'homme et le sol, pour entraîner les déjections vers une bonde, dans un angle. Le détenu en profite pour rincer l'écuelle, remplir le broc. La trappe se referme. Noir absolu. Froid. Vingt et un jour de ce régime pour les deux prisonniers. Pendant cinq cent quatre heure, le prisonnier inconnu arpente sa cellule de long en large, tel un fauve en cage. Une seule idée en tête, une fois à l'air libre, il cherchera Loomis, peut importe la conversation qu'il aura avec lui. Il connait tout de ce type et la manipulation est l'une de ses plus grandes qualités. Pendant cinq centre quatre heure, Frank Loomis tente de comprendre. Et il ne comprend pas : il n'a jamais vu ce type à la cicatrice. Il en est certain. Ce visage figé, ce masque immobile traversé par cette ligne pâle, quand on l'a croisé une fois, on ne l'oublie plus. A l'infirmerie, juste avant de s'évanouir pendant que l'on finissait de sectionner son oreille, Loomis a questionné en vain le détenu chargé des soins, qui n'avait pas assisté à la scène et ne connaissait pas les nouveaux. Dans sa tête secouée de terribles élancements tourne la phrase prononcée par son agresseur : « Tu m'as tué. Content de te revoir. » Certes Frank Loomis a tué des gens. Mais pas énormément. Il se les rappelle, tout de même ! Ce type n'en faisait pas partie. Et même si sa mémoire lui jouait des tours et qu'il l'ait oublié, deux choses ne collent pas : d'abord, il a toujours achevé ses cibles ; ensuite, si par miracle l'un d'elles en avait réchappé, elle ne pourrait pas vouloir se venger : il a toujours agi par-derrière. Et sans témoins. Non, de ce côté-là, il est tranquille : personne ne l'a jamais su. D'ailleurs ce n'est pas une peine pour meurtre qu'il purge. Officiellement, il n'est qu'un petit braqueur. Loomis dort par à-coups, il ne sait pas combien de temps. Parfois des dizaines d'heures et c'est la lance d'arrosage qui le réveille. Parfois quelques secondes, mais qui suffisent à lui faire vivre des cauchemars où il se retrouve en train d'abattre dans le dos l'une des personnes qu'il a déjà tuées. Que ce soit un homme ou une femme, chaque fois, la victime se retourne vers lui. Elle porte une cicatrice en travers du visage et dit calmement « Content de te revoir. » Mais ce n'est jamais lui, le prisonnier inconnu.

Lui, Loomis va le retrouver au « Degré 3 ». C'est l'appellation du quartier de sévérité renforcée où ils ont été affectés après leur incartade. Ce n'est pas, heureusement, la haute sécurité : ils sont droit à une heure de plein air. Pour l'inconnu, c'est une partie de plaisir : on raconte qu'il attends de voir Loomis avec impatience. Pour Loomis, c'est un calvaire : ses dents claquent de fièvre et de peur. De fièvre parce que les antibiotiques qui devaient être mêlés à l'infâme rata du mitard n'ont pas fait leur effet. Ou alors, on les a carrément oubliés. Lorsqu'il est repassé à l'infirmerie, on lui a refait son pansement. Ce qu'il y avait dessous dégageait une odeur insupportable. L'aspect était tellement rebutant qu'il n'avait pas osé regarder vraiment dans le miroir. Quant à sa peur, elle vient de ce qu'il a enfin appris le nom de l'homme à la cicatrice : Larson. Et ce nom n'a éveillé en lui strictement aucun souvenir. Aucun Larson parmi les gens qu'il a pu dépouiller, cambrioler. Aucun non plus parmi les membres des bandes adverses qu'il a affrontées... De plus, au cours de cette promenade obligatoire dans le soleil cru, ses yeux le font terriblement souffrir : ils sont comme passés au papier de verre. C'est le résultat de son séjour dans l'obscurité totale. Il s'est laissé tomber au pied d'un mur, recroquevillé, déboussolé. Il faisait pitié le petit Loomis, agenouillé ainsi contre ce mur, la tête entre les mains, tremblant.
— T'as vraiment une sale gueule, Loomis !
La voix vient d'en haut. Il tente d'entrouvrir ses paupières boursouflées. Son cauchemar est debout devant lui. Loomis se protège la tête sous son coude :
— Arrête ! Je sais pas ce que tu me veux ! Je te connais pas !
A sa grande surprise, il sent qu'on lui tire doucement le bas. L'homme à la cicatrice s'est accroupi devant lui. Il porte des lunettes de soleil. Loomis plaque sa main sur son pansement. Il ne peut répéter :
— Pourquoi t'as fais ça ? Je te connais pas. J'ai jamais rencontré de Larson !
L'autre s'assied près de lui, contre le mur :
— Mais si, Frankie... D'abord, c'est Larsson, avec deux s. Nils Larsson... Je vais te rafraîchir la mémoire : Bolton's End, dans le Kentucky....
— Ben... c'est là que je suis né ! Mais...
— Et l'ancienne voie de chemin de fer, derrière l'école, ça te dit quelque chose ?
La pâleur de Loomis vire au verdâtre. Des souvenirs enfouis lui reviennent en flot :
— Merde ! Le petit Suédiche !
— Exact, Frankie ! Sauf que mes parents n'étaient pas suédois, mais norvégiens ! Seulement toi et les autres affranchis de Bolton's End, vous n'en aviez rien à faire : on était des étrangers et ça vous a suffi pour me prendre comme souffre-douleur, dès que je suis arrivé. Oui : le Suédiche, c'est bien comme ça que vous m'aviez surnommé. Et pour toi, j'ai jamais eu d'autre nom, je crois bien !
— Bon sang ! Je t'aurais jamais reconnu ! T'avais les cheveux presque blancs !
— Comme on change, hein, Frankie ! T'oublies de dire aussi que j'ai pris des muscles !
— Je m'en suis rendu compte !
— Toi, après dix-sept ans, tu ressembles toujours à un rat crevé ! A l'époque, si tu prenais le dessus sur moi, c'est parce que t'avais quatre ans de plus. Et que vous vous y mettiez toujours à plusieurs. Comme le jour de la voie de chemin de fer... Tu te souviens ?
Loomis tente de s'écarter :
— Ecoute, Larsson... On était gamins... Je me rendais pas compte...
— N'éxagère pas, Frankie ! Dis ça à qui tu veux, mais pas à moi ! Je courais vers le vieille gare, tu m'as lancé une pierre dans la tête et quand je suis tombé sur le ballast, tu t'es mis sur mon dos, tu m'as pris par les cheveux et tu te marrais en m'éclatant la figure sur ce rail rouillé ! Ce sont tes copains qui t'ont dit de te tailler, et vous m'avez laissé pour mort !
— Mais tu l'étais pas !
— Je l'ai cru. Quatre mois j'ai passés à l'hosto. J'ai perdre mon oeil et j'étais paralysé d'un côté. Je pouvais plus parler. Je me rappelais plus rien. Dans ma tête de môme, je croyais que j'étais mort. Et quand je suis rentré chez mes vieux et qu'ils me disaient que j'étais vivant, je voulais pas les croire.
— Et c'est à cause de ça que tu m'as dit que je t'avais tué, quand tu m'as sauté dessus ?
— Oui. Depuis dix-sept ans, chaque fois qu'une fille a détourné le regard de ma gueule, chaque fois que je voyais cette gueule dans une glace... je me suis juré de te tuer aussi, pour peu que je te croise sur mon chemin...
— Et tu vas recommencer, hein ? Bon sang, Larsson, c'est des excuses que tu veux ? Je m'excuse ! Je regrette !
— Tu t'en fous, oui ! Tu ne te rappelais même pas de moi ! Mais maintenant, tu dirais que tu m'aimes, si ça pouvait calmer ta trouille !
— Ecoute : je peux te donner du fric ! Un paquet de fric !
— Me fais pas rire : t'es un minable ! Un petit braqueur minable !
— C'est ce que tu crois ! C'est ce que tout le monde croit ! Mais je suis plein aux as !
— D'accord, Loomis ! T'es Crésus en personne, OK ! Mais je vais te dire : c'est pas ta fortune qui va sauver ta peau... Parce que pour moi, elle vaut plus rien, ta carcasse de rat ! J'ai passé trois semaines au trou, moi aussi. Ça m'a donné le temps de réfléchir. On m'a transféré ici pour finir ma peine. Je n'ai plus que sept mois à tirer. Déjà, cette bagarre a fait ma réduction de peine. Je ne vais pas risquer perpète. J'ai eu un vrai plaisir à t'écrabouiller la tronche, c'est vrai. Mais je crois que ça m'a calmé.
Et Larsson sort de sa poche une paire de lunettes de soleil :
— Tiens, mets ça ! Je l'ai ai eues auprès d'un maton. Mais il faudra les rendre : il les loue pour ceux qui sortent du trou. Dix dollars la semaine, le salaud !
Loomis tremble tellement qu'il n'arrive pas à mettre les lunettes. L'autre les lui ajuste en riant :
— C'est vrai que ça va être un problème, maintenant, pour toi, avec une seule oreille ! T'inquiète pas, on trouvera un moyen, avec du sparadrap ! Toi aussi, quand tu te raseras, tu penseras à moi. Bienvenue au club Frankenstein, Frankie !

Dans les semaines qui suivent, la vie au « Degré 3 » n'est pas facile pour les deux détenus : aucun gang ne désire plus adopter un dingue comme ce Larsson. Le coup d'éclat qu'il s'est permis, ouvertement, au réfectoire, à peine arrivé, à marqué les esprits : c'est un type qui n'a rien à perdre. Cette réputation et son visage inerte lui ont valu d'emblée un surnom : le Macchabée. Loomis lui aussi est rejetée : le gang qui protégeait ne tient à compter dans ses rangs l'ennemi du Macchabée. Comme la surveillance est constante, on ne leur cherche pas de noises, mais on fait le vide autour d'eux. Par la force des choses, ils se retrouvent réunis dans leur isolement. Au début, la communication est restreinte. Mais au fil des jours, il faut bien parler. Tout naturellement, leur premier sujet, c'est Bolton's End, leur village d'enfance. Loomis a jeté l'oubli sur cette période de sa vie. Mais Nils Larsson lui rappelle des tas de détails : Miss Thomkins, la maîtresse d'école qu'ils ont eue à quelques années d'intervalle, avec ses tabliers reprisés.
— Et Lorna... Lorna comment, déjà ?
— Qui ça ?
— Mais si : la fille du garagiste, la brunette ! Elle avait au moins seize ans et elle avait jamais embrassé un garçon, mais elle se déshabillait devant sa fenêtre, le soir !
Tout y passe : les bafouillages du pasteur, le cinéma dont la façade était repeinte en rouge pour attirer les clients... Larsson a une mémoire étonnante et, petit à petit, Frank Loomis retrouve quelque chose qui ressemble à des émotions. Une sensation depuis longtemps effacée. A son tour, il parle. Il a le souvenir de la boucle de ceinture de son père sur son dos, quand on le ramenait une fois de plus du poste de police :
— Mes conneries, il ne pouvait plus les compter. Alors il cognait. Mais tout était de sa faute : moi, j'aimais les trucs simples, les bagnoles, la bière ! Tout ce que je demandais, c'était un peu de fric ! Mais il n'a jamais été foutu d'en gagner plus que pour nous nourrir ! Alors, le jour où j'en ai eu marre, je lui ai rendu en une fois toutes les corrections qu'il m'avait filées, et je me suis taillé !
— T'es devenu quelqu'un, on dirait ?
— Ouais, mais... je me suis fait tout seul ! Tout seul, Nils, et de ça, j'en suis fier ! Avec les économies de mon vieux, j'ai tenu quelques mois, dans la banlieue de Denver... Je me faisais une épicerie ou une station de service, par-ci, par-là. Mais je savais que la caïd, en ville, c'était M.Carmona. T'en as entendu parler ?
— Paul Carmona ? Paul « le Crabe » Carmona ?
— Tout juste ! Le Crabe, à cause de ses petits yeux noirs et de sa manie de couper des doigts, des nez ou autre chose avec un sécateur ! Je suis allé le trouver et je lui ai demandé de me mettre à l'épreuve. Une semaine après, j'avais été tellement hargneux qu'il m'engageait ! J'avais même pas dix-huit ans !
— Chapeau, Frankie !
Frank Loomis et le Macchabée sont presque copains lorsqu'on les transfère au « Degré 2 ».
Dans ce quartier de la prison, la surveillance est moins forte. Et les embêtements vont commencer : Loomis et Larsson n'étant protégés par aucun gang, ils font l'objet de tentatives de pressions et de brimades. Ils s'épaulent mutuellement et parviennent à s'en tirer à peu près. Mais Loomis traîne derrière lui quelques contentieux : depuis qu'il est Las Piedras, il s'est plus ou moins livré à quelques petits trafics. Et il a souvent grugé ses clients. Ça se paie. Un soir, pendant l'heure de télévision, un gardien vient discrètement chercher Loomis :
— Un coup de fil pour toi, Frank !
— A cette heure-ci ?
— Je crois que c'est important !
Le gardien fait passer Loomis devant lui, mais dans un tournant de couloir, il s'arrête et le laisse avancer seul. Loomis a compris, mais trop tard : une porte s'ouvre, un homme lui jette une couverture sur la tête, deux autres lui saisissent les pieds. Il se sent emporter, jeter sur du carrelage. Il a à peine le temps de distinguer qu'il est dans les douches que de grosses chaussures commencent à lui défoncer les côtés. On le soulève par le col, on le traîne, on lui plonge la figure dans des latrines. Il suffoque. Nouvelle séance de coup de pied. Puis l'un des trois hommes siffle entre ses doigts :
— Allez ! Assez rigolé ! Je vous rappelle que notre petit copain en uniforme ne nous a accordé que cinq minutes ! Finis-moi ce minable !

En disant cela, il prend un morceau de tuyau de plomb dissimulé derrière les canalisations et le fait rouler vers le costaud qui tient Loomis. Mais la porte s'ouvre à la volée et Nils Larsson surgit, intercepte la matraque. Il est suivi de deux autres détenus. Loomis entend des grognements, des coups sourds, le sale bruit d'os qui se brisent... Lorsqu'il retrouvent ses esprits, il est sur sa paillasse. Le Macchabée lui tient une compresse sur les côtés :
— Essaie de ne pas trop bouger, mon gars. T'as quelques jolis bleus, mais en échange, on a remplis l'infirmerie !
— Je savais pas que t'avais des alliés, dans cette tôle ?
— J'en ai pas. Mais j'ai compris qu'on t'emmenait vers un traquenard. Et je savais que ce gardien était à la botte du gang Mendoza. Tout ce que j'ai eu à faire, c'est d'aller chercher deux types du clan Burton et de leur promettre qu'ils allaient pouvoir s'amuser mieux que devant la télé !
Et Nils Larsson ajoute avec un clin d'oeil :
— Ah oui... Je leur ai promis aussi du fric... Tu m'as bien dit que t'en avais ? J'espère que c'était pas une blague, parce que eux, ils te louperaient pas !
De ce jour, Frank Loomis sait qu'il a un ami.

Cette amitié se poursuit à leur retour au « Degré 1 ». C'est le quartier le plus agréable, si l'on peut utiliser ce mot à Las Piedras. On peut y posséder un instrument de musique, participer à des ateliers et faire de la culture physique. On peut aussi recevoir des colis. Loomis en reçoit parfois et les partage avec Larsson, qui n'en a jamais, pas plus que des lettres. C'est la première fois que ce truand endurci a spontanément envie de faire plaisir à quelqu'un :
— Vas-y, Nils, sers-toi ! Bientôt, c'est toi qui pourras m'envoyer des paquets, veinard ! Tu vas pas tarder à sortir !
Curieusement, Larsson se rembrunit et se détourne. Loomis est décontenancé :
— Ben quoi ? C'est pourtant vrai que tu sera dehors dans quelques semaines. Moi, j'ai encore deux ans à tirer ! Et c'est toi qui fais la gueule ? J'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?
— Non, Frankie... C'est pas vraiment ça, mais... Non, tu vas te foutre de moi !
— Je suis ton ami, oui ou non ? Dis-moi, allez !
— J'ai la trouille ! Ouais, moi, j'ai la trouille de me retrouver hors ! T'as pas remarqué que j'ai pas de visites, pas de courriers, pas de colis ? J'ai toujours travaillé en solo, tout le fric que j'ai ramassé, je l'ai filé à des filles, juste pour les entendre dire qu'elles m'aimaient... La vérité, Frankie, c'est que je mérite mon surnom : un macchabée, il y a personne qui l'attend, dehors !
Loomis a un sourire :
— T'oublies que t'as un ami, Nils ? Combien de fois faudra te le dire et te le répéter ? Quand tu vas sortir, tu seras pas seul. T'auras même une bagnole avec une jolie fille au volant, si tu veux ! Et une chambre à l'hôtel, avec une baignoire en marbre et une autre fille dedans ! Fais pas des yeux comme ça ! Je t'explique : je t'ai jamais raconté vraiment pourquoi je suis ici ?
Et Frank Loomis explique : cinq ans auparavant, il a participé à un braquage, qui a défrayé la chronique. Il faisait partie de l'une des ramifications des l'organisation de son premier patron, le tristement célèbre Carmona. Il a servi de chauffeur dans l'attaque d'une grande bijouterie. Un membre de la bande a paniqué et grièvement blessé l'un des vigiles. Loomis a conduit les fuyards jusqu'à une autre véhicule. Il devait ensuite faire brûler la voiture du casse. Mais les grands moyens étaient déployés. Loomis a été repéré par hélicoptère, encerclé, appréhendé. Pendant les interrogatoires musclés, il n'a pas dénoncé ses complices. Ensuite, il a refusé les arrangements pourtant intéressants proposés par les procureur : une peine de principe en échange des noms. Il a gardé bouche close et a donc écopé du maximum de ce qu'il encourait, compte tenu qu'il n'était pas présent à la fusillade. Les auteurs du délit n'ont jamais été inquiétés.
— Et c'est comme ça que je suis devenu riche, Nils !
— Riche ? N'exagère pas : la part d'un chauffeur n'est pas énorme !
— Non, mais mon silence valait de l'or: le type qui a tiré sur le vigile... c'était le plus jeune fils de M.Carmona ! Le Crabe ! Le patron a su compenser les années de taule que j'ai acceptées. Il a monté un système formidable : il a réparti mon salaire entre tous les gars à qui j'ai sauvé la mise. Il a ordonné à chacun de prélever en plus une partie de leurs bénéfices pour moi et de faire fructifier l'argent. Ils sont tous client de mon avocat. Quand j'ai eu besoin de ce fric pour payer les types qui t'avaient aidé, dans les douches, mon avocat a discrètement battu le rappel et il a reçu le fric par ses confrères qui s'occupent de mes anciens complices !
Nils Larsson est impressionné : le système est vraiment hermétique et les pistes sont brouillées. Loomis conclut :
— Après tout ce que t'as fait pour moi, Nils, tu seras pas seul, dehors, je peux te le jurer : le jour de ta sortie, je te ferai apprendre par coeur les noms et les adresses des copains qui gardent mon blé, tu manqueras de rien et ils te feront redémarrer ! Tu vas revivre, Macchab'
Chose promise... Lorsqu'il quitte la prison, l'homme a la cicatrice a retrouvé le sourire.

Pénitencier de Las Piedras, Nouveau-Mexique, 14 h 30, un dimanche.
Petit nuage de poussière ocre sur la route rectiligne : une voiture franchit le portail blindé et va se garer sur le parking Visiteurs. L'homme qui en sort porte un costume noir bien taillé, une cravate de soie et des chaussures italiennes. Il regarde autour de lui, crache par terre et, avec un clin d'oeil, dit au garde :
— Heureusement, la climatisation fonctionne !
Lorsque Frank Loomis prénètre dans la cabine du parloir, il jauge à travers la vitre blindée l'élégance de son visiteur. Chacun décroche un combiné de téléphone. Loomis le met contre l'oreille qui lui reste :
— Salut, Nils ! T'es superbe, mon pote ! A ce que je vois, t'es allé trouvé mes copains ?
Là, étonnement, l'autre fait une grimace désolée :
— Eh bien, non, figure-toi : j'ai pas pu... Quand je suis arrivé en ville, ils étaient tous en garde à vue !
Loomis blêmit et se rapproche de la vitre :
— Qu'est-ce que tu racontes ?
— La vérité, mon pauvre Frankie ! Arrêtés au lever du soleil ! Tous ! A la même minute ! Même pas le temps de donner un coup de fil ou de planquer des trucs compromettants ! Une opération de police montée comme une horloge !
— Nom de Dieu ! Comment c'est possible ?
— Une dénonciation. Ils ont été dénoncés.
— Mais... qui a pu faire ça ?
— Moi.
Après quelques secondes de souffle coupé. Loomis se lance la vitre, comme s'il pouvait la traverser :
— Saloperie ! T'es une saloperie de balance ! Une donneuse !
— Non, Frank ! J'ai juste fait mon boulot !
Le visiteur sort de sa poche un étui de cuir noir, l'ouvre. Frank Loomis voit l'insigne. C'est comme si on le frappait à la nuque. Il retombe assis. L'autre lui parle doucement :
— Ça a commencé il y a un peu plus d'un an. Le vigile que vous aviez abattu dans la bijouterie a fini par mourir des suites de ses blessures. Les balles lui avaient lis en miettes le foie, un rein et je ne sais plus trop quoi d'autre qui sert à vivre. Il a beaucoup souffert pendant quatre ans. Son syndicat a fait pression, les assurances aussi, qui n'avaient jamais récupéré les bijoux. Le procureur a discrètement rouvert le dossier. On m'a demandé des coupables. Tu étais la seule piste.
— Bon sang ! Il a fallu que ça tombe sur toi ! Nils Larsson, le petit Suédiche ! Un flic
— Non, Karlson. William Matthew Karlson.
— Tu dis ?
— Je dis mon nom : William Karlson. Tu peux m'appeler «  agent spécial Karlson »... entre amis !
— Tu... tu n'es pas Nils ?
— Non. Je ne t'avais jamais rencontré avant la cantine.
— Mais... Bolton's End ? Nos souvenirs ?
— Je n'avais jamais entendu parler de Bolton's End avant. Mais j'ai étudié ton dossier : tu n'avais pas desserré les dents pendant l'enquête, tu ne parlerais pas à n'importe qui. Alors, je suis allé là où tu es né. J'y ai passé quatre mois. J'ai fait parler les anciens. C'est précieux, les anciens : ça se rappelle des tas de choses qui ne sont pas dans les dossiers de la justice. L'institutrice, Lorna la petit brunette, le pasteur qui bégaie... Il se souvenaient tous de ce sale petit rat de Frank Loomis... Surtout la famille Larsson. Quand j'ai connu l'histoire de leur fils, j'ai su ce que je devais faire : je suis devenu Nils, le petit Suédiche. Avec quelques années et des muscles en plus...
L'agent spécial Karlson voit le regard affolé de Loomis courir sur son visage :
— Ah ça ? Un truc de nos services de chirurgie. D'habitude, ils refont un visage normal à nos gars blessés en service, ou aux témoins menacés à qui ont fournit une nouvelle identité. Là, au contraire, je leur ai demandé de me défigurer un peu. La cicatrice, c'est un coup de bistouri très superficiel, un peu de silicone sur les bords pour ressembler à une blessure ancienne. Ça ressort mieux sur un bronzage autour. Ils m'ont garanti que ça disparaîtrait en quelques séances de laser... Mon nez était déjà cassé à la boxe : ils n'ont eu qu'à le dévier avec une plaque de plastique le long de l'os. Ah, tu te demandes pour la paralysie du visage ? Ça c'était impressionnant, hein ? C'est trois fois rien : des injections d'un espèce de curare. Inoffensif : on fait ça aux dames dans les cliniques chic, pour les rajeunir : ça paralyse les petits muscles et ça supprime les rides d'expression. Ça tient un peu moins d'un an, juste ce qu'il me fallait. Non, le plus embêtant, tu ne t'en douterais pas : c'était les cheveux blonds ! Si je faisais une teinture, les racines se seraient vues assez vite. Je les ai rasés.
Le policier se lève :
— Je vais te laisser, Frankie... Mais, juste avant de partir je voudrais te montrer quelque chose. Il fallait que personne ici ne soit au courant, que j'y entre comme un vrai malfrat. Nos services m'ont fabriqué des faux papiers au nom de Nils Larsson, on a inventé à ce garçon tout un parcours de délinquant et on l'a introduit dans les archives... C'était dur pour ses parents. Mais le plus dur, ç'a été de leur demander de faire disparaître ça...
L'agent spécial William Karlson plaque contre la vitre une photo. Une pierre blanche. Une pierre tombale.
— C'est là-dessous que reposait leur fils. Il était resté salement handicapé, après l'histoire de la vieille gare. Tu ne l'as pas su : tu t'étais déjà tiré. Quatre ans plus tard, une saleté de caillot qui s'était collé dans son crâne s'est détachée... Il allait avoir seize ans. Je te laisse la photo en souvenir. Tu vois, Frankie, quand tu as retrouvé Nils Larsson, il ne t'a pas menti : il était mort.

A Bolton's End, Kentucky, la pierre tombale de Nils Larsson a été remise en place. L'agent spécial Will Karlson assistait à cette cérémonie. Ses cheveux bruns avaient repoussé et, pour une fois était correctement coiffé, son nez était droit. La cicatrice avait disparu de son visage, à l'exception d'un léger trait au-dessus du sourcil. La mère de Nils Larsson demanda à Karlson s'il s'agissait d'une erreur du chirurgien. La réponse fut : « Non, c'est juste pour ne pas oublier ».

QU'AI-JE FAIS ?

Une fois de retour chez lui, il a appris que Frank Loomis s'était suicidé en prison, William l'oublia sans mal. Ce n'était qu'une période sans grande importance dans sa vie, pourtant, il s'en voulu longtemps d'avoir infligé ça à un être comme Frank. Peut-être était-il un criminel, mais il avait eu confiance en lui : William Matthew Karlson, et il l'avait trahi. Assis dans son canapé, la télévision allumé passait les informations et le tenait informé du monde extérieur, actuellement, les membres du gang Carmona passait au tribunal. William avait entre 21 et 22 ans quand il avait joué le rôle de Nils Larsson, actuellement il en avait 23, célibataire, il passait son temps à se morfondre chez et à songer au passé. Comme aujourd'hui ...

BIENVENUE CHEZ MOI !

William est né dans l'un des plus mauvais quartier de Chicago. Drogue, alcool et prostitution s'y mêlaient, pourtant, les parents du petit Willy étaient des gens corrects, sûrs, attachants et ils aimaient vivre à Chicago malgré la mauvaise réputation de la ville, du moins c'est ce qu'ils aimaient à laisser croire. Car nous portons tous un masque, même les meilleurs ... Ils ne roulaient pas sur l'or, mais ils dépensaient leur argent si durement gagner sans compter, pour un drogué et un alcoolique, dépenser de l'argent n'est pas le plus important : il a besoin de se contenter et il fera tout pour obtenir ce qu'il veut. William fait partis des enfants qui naissent alors que l'on ne veut pas d'eux, que aucun des deux parents n'a choisis de l'avoir, si bien que ses parents le haïrent bien avant sa naissance. « Il ne va que nous apporter des problèmes, disaient-ils. Il demande tant de temps, il nous coûte si cher, se plaignaient-ils. Je le déteste, pourquoi ne pas l'abandonner au coin d'une rue, devant une porte ou le jeter dans la rivière, menaçaient-ils.» Et c'est ce qu'ils firent, ils ne m'aimaient pas et je ne les aurais probablement pas aimé. Ils m'abandonnèrent devant une porte, ils sonnèrent et s'enfuirent, laissant l'enfant sans un mot. La femme qui ouvrit la porte jeta un regard autour d'elle, haussa les épaules avec un résigné et se prépara à rentrer quand elle m'aperçut enfin, elle sursauta. Surprise et choqué que quelqu'un est pu abandonner un être pareil, elle me prit dans ses bras et m'amena à l'intérieur. À partir de cet instant, elle fut pour moi une mère, peut-être plus : une sœur, une amie, je l'aimais car pour moi, c'était ma mère. Car, oui ! Elle ne m'avait rien dis. Elle ne pouvait pas supporter de me voir partir, si jamais j'envisageais de retrouver mes vrais parents, ainsi elle me garda bien de son secret. Jusqu'à ce fameux jour : Nous patientions dans la spacieuse salle d'attente d'un hôpital quand le médecin est arrivé, la femme en blouse blanche nous a souris et finalement s'est dirigé vers ma mère qu'elle a écarté, d'un geste de la main elle m'a recommandé de me rasseoir, ce que je fis. Une conversation s'est engagée entre les deux femmes, mais je ne comprenais aucun mot jusqu'à ce que ma mère crie soudain : « Qu'est-ce que vous en avez à faire que se ne soit pas mon fils ?! » Je me suis tendu comme un string, ma mère a lentement tourné la tête vers moi. Le reste de l'entretien s'est passé sans moi, j'avais besoin d'évacuer, d'aller dehors et je me sentais devenir claustrophobe. Pas ma mère... J'avais compris depuis que j'étais très jeune notre différence, elle avait la peau claire, la mienne était mat. Elle avait les yeux verts, je les avais bruns... à quoi bon tout ses mensonges. Une fois rentré chez nous, nous avons longuement discuté, elle s'est remise en question, puis s'en est voulu, a tenté de m'expliquer, mais j'avais déjà compris. Je ne partirais pas, pourtant elle essayait toujours. Voilà, ça c'est ma jeunesse. J'ai gagné mes 17 ans avec ma fausse mère, je suis entré dans la police : mon rêve depuis que je suis gamin. Et je suis sortis de l'école de police heureux comme un pape. Ma première grosse mission me fut attribué à l'âge de 22 ans et je porte toujours cette cicatrice au-dessus de mon sourcil. C'était très dangereux d'être flic à Chicago, la ville du crime, si bien que je prenais de nombreux risques. Et hum ... Disons que je suis un gars très désobéissant, il fallait s'en douter, j'ai finis par m'attirer des problèmes. J'ai été renvoyé à l'âge de 23 ans pour insubordination, peut-être que j'en avais assez d'être un poulet, un lèche-bottes pour le patron, un serveur de café, un raconteur de blague et surtout le soleil de tout le monde ! Maintenant, j'avais envie de changer de zone. Si bien que mon nouveau chez moi fut établi à Clifton, petit ville dangereuse et oui, j'aimais le danger.


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Dernière édition par William Karlson le 1/3/2010, 02:32, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 04:44

Bienvenue ^^ et bonne chance pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 16:10

    Bienvenue !

    Bon courage pour ta fiche !
    Et bonne année aussi, en passant ;)
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 16:23

Bienvenue parmi nous et bonne année ;)
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 20:21

Merci à vous 3 et bonne année également =D
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 22:11

Taylor Lautner :loving:

Bonne chance pour la fin de ta fiche, et super bienvenue à toi !
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/1/2010, 22:35

Jessica Alba. Bon choix d'avatar Kelly.
Merci à toi =D
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/2/2010, 22:52

Finie ! Navré pour la fin, j'en avais marre de taper sur mon clavier --'
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/2/2010, 23:22

Coucou ^^

On ne te cache pas qu'on accroche avec ton histoire et ton écriture ... Le truc qui nous gêne un peu c'est l'avatar choisi. On trouve Taylor un peu trop jeune pour jouer un tel rôle ... Est-il possible de changer? Ou tiens-tu vraiment à le garder?
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 00:30

Contente que la fiche plaise =D
Je m'en doutais un peu, il a 17 ans dans la réalité. Mais, en faisant preuve d'imagination on peut dire que Will a fais de la chirurgie pour conserver sa jeunesse éternellement >< ... Avec un peu d'imagination ... bien sûr.
Hum ... Oui, ça me ferait super plaisir de le garder. C'est la toute première fois que je le joue sur un forum. Mais si ça vous embête vraiment, je peux voir un autre acteur.
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Joe Davis


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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 00:58

Ok ok donc on va voir ça entre admin parce que c'est vrai que si tu nous aurais 23ans encore ça passe .. mais 26 .. Bref on te tient au courant ;)

ps > juste pour info tu prendrais qui à la place ?
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 01:31

Ah ... Si c'est juste un problème par rapport à l'âge de l'acteur et du personnage, je peux changer. J'avais peur que se soit par rapport au fait que mon personnage soit trop jeune pour être flic. Si vous voulez, je change l'âge et je modifie un peu l'histoire de façon à tout régler.
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 01:43

Oui, le seul problème qu'on a c'est d'imaginer Taylor ayant 26 ans lol ça nous fait pas crédible en fait ... Mais si tu peux juste changer l'âge et le rajeunir un peu, il n'y a aucun soucis pour Taylor, au contraire ça nous fera plaisir :)
Après au niveau de ton histoire, je sais pas si y aurait beaucoup de choses à changer si ce n'est que l'âge ...
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Regan J. Ricketts


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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 02:19

Bienvenue !!
Un poil la traine le "welcome" mais bon !!
beer
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 02:36

Pas très crédible effectivement, c'est bon j'ai changé ce qu'il fallait. C'est tout ?
Leah : Mieux vaut tard que jamais, merci =D
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MasterGame




MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 03:03

félicitation
p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m


    Officiellement bienvenue ! Ta fiche a été lue et tu es désormais des nôtres ! Voilà ce qui a été dit en résumé :

    Citation :
    Comme nous l'avons déjà précisé, on a adoré ton écriture et ton histoire qui sort de l'ordinaire. Alors on te souhaite officiellement la bienvenue parmis nous et de bien t'amuser sur POM!

    N'oublies pas d'aller te créer, ici, tout ce dont tu as besoin. Tu peux aussi aller jeter un coup d'œil dans la galerie si tu recherches un avatar, ou même passer commande pour en avoir un personnalisé. N'hésites pas non plus à venir flooder et créer plein de nouveaux jeux.

    Encore une fois bienvenue à POM happy


    bon rp
    p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m . p o m


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

    underco
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/3/2010, 14:50

Thanks =D
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/4/2010, 12:10

    Bienvenue avec un peu de retard (aa)
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MessageSujet: Re: Will - Overview   1/5/2010, 12:16

Merci Wanda
Kristen Stewart =3
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